Accueil Persécutions Innocents écoliers victimes de la loi sur le blasphème
|
|
Innocents écoliers victimes de la loi sur le blasphème |
|
|
|
|
Quatre écoliers Ahmadis et un adulte ont été arrêtés par la police sous une fausse charge de blasphème selon des critères extrémistes. La clause PPC 295-C en question contient la peine de mort au Pakistan.
Kot Sultan, District de Layyah (Punjab) : La police a mis en examen quatre écoliers âgés entre 14 et 19 ans ainsi qu’un adulte pour blasphème, selon la section PPC 295-C le 28 janvier 2009 au commissariat de Kot Sultan. Les enfants accusés sont respectivement Muhammad Irfan, Tahir Imran, Tahir Mahmud et Naseeb Ahmad. M. Mubashir Ahmad, un adulte est également sur la liste des accusés. Même si la plainte fut faite par un certain Ali Liaqat, l’accusation fabriquée de toutes pièces était soutenu par Shahbaz, un professeur d’école et un dénommé N.E. Kulachi qui appartient au groupuscule extrémiste Jamaat Ud Daawa banni par les Nations Unies pour avoir promu le terrorisme.
La police a arrêté les accusés sans avoir de preuves tangibles. Ils ont arrêté les prévenus sans preuves et avant même de faire une enquête. La clause mise en application contient la peine de mort. Selon l’accusation, un graffiti au nom du Saint Prophète (que la paix soit sur lui) a été découvert sur les murs des toilettes d’une mosquée locale. Selon l’accusateur, cela a sûrement être fait par les quatre garçons sous instruction de Mr Mubashir Ahmad. Le plaignant n’a fourni aucune preuve. En fait l’accusation est fausse et sent la conspiration. La police ferait mieux de rechercher le blasphémateur de parmi le groupe qui fait le plus de bruit. Pendant des semaines, dans un passé récent, le lobby anti-ahmadi fomentait la discorde. Ce lobby semble avoir trouvé en l’accusation de blasphème une arme appropriée pour donner le coup de grâce. Simultanément ils ont menacé de faire couler le sang, de tout casser, et de manifester dans les rues. Cela suffisait à la police pour enregistrer l’affaire et faire des arrestations. Cela n’a aucun sens que la police arrête des personnes innocentes afin de désamorcer une menace faite à l’ordre et la loi. Cela revient à faire le jeu des extrémistes religieux.
L’inspecteur Khalid Raouf a dit à la commission asiatique des droits de l’homme que la gravité de l’offense faite contre l’Islam justifiait l’arrestation des enfants avant tout. Il déclara que la police n’avait aucune preuve tangible qui liait les quatre écoliers au crime. D’après le AHRC ‘les membres des familles furent informées (par l’officier de police du district) que la police était soumise à la pression des fondamentalistes pour agir contre les enfants.’ D’après la loi, il est requis d’un officier du statut de superintendant de police de faire des investigations dans les cas de blasphème. Comme cette loi a été délibérément WORDED pour le rendre inefficace, elle n’apporte aucun soulagement aux accusés à tort, comme dans ce cas-ci, et cela s’est souvent produit auparavant. Cette loi est essentiellement de mauvaise foi (mala fide) comme la loi du blasphème. C’est absurde.
La BBC rapporte que d’après la police personne n’a vu les dénommés écrire les mots (blasphématoires). « La commission des droits de l’homme du Pakistan (a été choqué) par la détention des quatre enfants en raison d’accusation sur le blasphème », a rapporté le Daily Times (Lahore, 30 janvier 2009), « victimiser des enfants aux moyens de fausses accusations est l’utilisation la plus condamnable de la loi du blasphème, a déclaré le porte-parole de la communauté Ahmadiyya. Le AHRC a enjoigné le Gouvernement du Président Asif Zardari de relacher immédiatement les prisonniers illégalement détenus. Au lieu de cela, ils devraient focaliser leur attention sur la dépendance de la police du Panjab vis-à-vis des groupes islamiques et l’application de la loi dans cette province… »
Des centaines d’Ahmadis ont fait face à des charges et des accusations selon cette loi sur le blasphème et plusieurs d’entre eux ont souffert dans des prisons pendant des années. Un Ahmadi est en ce moment même en train de purger une sentence de prison à vie dans la prison de Faisalabad alors qu’il est innocent. Cette année correspond à sa cinquième année de prison. Il y a quelques mois, un vénérable Ahmadi d’un âge avancé, le Dr Asghar fut accusé faussement de blasphème et il fut arrêté.
Les tribunaux ont refusé sa liberté sous caution. Quelques jours auparavant un juge d’une cour de grande instance rejeta également sa requête de libération sous caution, et il fut rapporté qu’il prétexta : « Nous ne pouvons accorder de relaxe à ceux qui profanent le nom de grands savants religieux ». Cet homme est toujours derrière les barreaux et doit frapper à la porte de la Cour Suprême pour obtenir la relaxe contre ces accusations fabriquées de toutes pièces. Si le Gouvernement s’applique vraiment à combattre le mal du terrorisme et du sectarisme, il doit prendre les actions efficaces contre les extrémistes religieux en s’assurant de ne leur apporter aucun soutien dans la loi du blasphème, qui est un outil bien adéquat pour eux. Comme premier pas, l’état devrait immédiatement enlever toutes ces fausses accusations de blasphème contre toutes les personnes accusées afin de rendre ses intentions déclarées crédibles.
|
|