Le message de paix des sept religions réunies Le Parisien (Val d'Oise) - Lundi 16 février 2009
Ils partagent la même foi en Dieu, mais pas de la même façon. Musulmans ahmadiyyas * , catholiques, protestants, hindouistes, sikhs, juifs et bouddhistes, ils étaient tous représentés, hier après-midi, à la conférence interreligieuse organisée dans la première mosquée ahmadie de France, inaugurée en octobre dernier à Saint-Prix.
Thème de réflexion choisie : « la religion est-elle une solution pour la paix ? » Pas question de faire du prosélytisme pour ces sept religieux qui ont commencé par partager un verre de l’amitié, avant de prendre la parole pendant quelques minutes, chacun leur tour. « Je suis volontiers venu échanger », explique le père Gwenael Queffelec, curé de la paroisse d’Eaubonne-Saint-Prix depuis six mois, déjà invité lors de l’inauguration. « Le Christ est mort sur la croix et a pardonné sans jamais utiliser la violence », ajoute-t-il en réponse à la question posée sur la paix.
« On est tous fils d’un seul Dieu » En présence d’une centaine de fidèles, chacun a donc délivré son message. « Le véritable ennemi est à l’intérieur de soi », insiste le brahmane hindouiste venu de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). « On est tous fils d’un seul Dieu et il faut vivre ensemble », rappelle, coiffé de son turban bleu, le représentant sikh de Bobigny (Seine-Saint-Denis), Gurdial Singh. « Il faut passer un message d’amour, de compréhension et de tolérance », suggère le rabbin Touitou, de Saint-Brice. L’apôtre pasteur protestant Edmond Vanuxem, qui a fait le déplacement depuis Vernon (Eure), renvoie aux pages de l’Evangile (selon Jean, chapitre III verset 16) pour trouver la solution à la guerre dans l’amour, le pardon, la repentance et le salut. « Justice, liberté et absence de discrimination », sont les clés de la paix, selon le président de l’Association des ahmadiyyas, l’hôte de ce dimanche après-midi. * Ils sont un millier en France, dont le tiers en région parisienne. A la différence des autres musulmans, les ahmadiyyas considèrent que le messie (Mirza Ghulam Ahmad) est déjà arrivé sur terre. C’est lui qui a fondé cette communauté religieuse en Inde en 1889. C’est pour cette raison que les autres musulmans ne les considèrent pas comme des frères.
Source: Le Parisien, lundi 16 février 2009 |